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[VIDEO] 9 mois au bout du monde en 9 minutes

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Au coeur de la culture indonésienne

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Deux heures après avoir décollé de Labuan Bajo, me voilà à Yogyakarta. Seul cette fois-ci. Mael préférait profiter du soleil, de la Bintang et des cocotiers pour ses vacances, ce que je conçois largement. Quentin a préféré rester avec lui et pour ma part, c’était impensable de ne pas faire un tour dans cette ville, connue pour être un des hauts lieux de la culture indonésienne. J’avoue également que me retrouver seul de temps en temps n’est pas pour me déplaire.

Et ma foi, je ne suis pas déçu ! En arpentant le quartier Marlboro, ses magasins de batik et de souvenirs, ses petits bouis-bouis où il fait toujours bon prendre un nasi goreng, je suis abordé par Leo. Pas vraiment commun comme nom par ici. Voyant qu’il me pose d’autres questions que les habituels « Where are you from ? », « What are you doing in Jogja ? » ou encore « How long are you here ? », je n’esquive pas la conversation et fait un bout de chemin avec lui. Sans vraiment avoir de but précis. On parle un peu politique et j’apprends que les élections présidentielles indonésienne ont lieu dans un mois. Et à mon grand étonnement, il n’y a que deux candidats : un ancien général de la dictature de Suharto, et un certain Jokowi, que Leo a l’air d’apprécier. Jokowi, en refusant les avantages et salaires de la fonction de maire de Surakarta (500 000 habitants tout de même), est devenu un symbole de la lutte contre la corruption. Etant donné que l’Indonésie est un des pays les plus corrompus, nulle doute que les résultats des élections devraient être sans appel.

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Finalement, Leo m’emmène dans une école où les étudiants apprennent l’art du batik (dessins à la cire sur des tissus) et de la poupée wayang (poupées utilisées lors des théâtres d’ombre indonésiens). Ca tombe bien, c’est exactement ce que je voulais voir ici ! Et j’en suis ressorti assez bluffé. Aucun élément n’est laissé au hasard sur ces poupées : chaque détail possède sa propre interprétation. Même les couleurs, bien qu’elles soient utilisées pour des théâtres d’ombre.

J’ai même pu assister à une « pièce » le soir même. Je dois avouer que c’est quand même assez spécial, et c’est mieux d’avoir de la patience. Une bonne dizaine de touristes ont quitté la salle au moins une heure avant la fin. J’avoue que certains passages étaient plutôt (très) longs. Peut-être que je suis tombé sur une pièce pas très palpitante, mais paraît qu’il existe quelque chose appelé « respect ».

Le lendemain, je file pour Borrobudur. Le plus grand temple boudhiste au monde ! Après un lever de soleil foireux, merci le brouillard, je décide de redescendre la colline tôt pour arriver au temple avant la foule. Fail, je dois être le centième visiteur. Je me fais même accoster par des indonésiens pour être pris en photo avec eux. J’atterrirais très probablement quelque part sur Twitter ou Facebook, mais soit… Malgré tout, ce monument, avec ses 504 bouddhas et ses fresques contant les efforts du prince Siddharta pour devenir Bouddha, reste tout de même agréable à explorer et inspire une certaine tranquillité.

Lors de mon troisième et dernier jour à « Jogja », je renonce à escalader le volcan Merapi pour me reposer au bord de la piscine de mon hôtel. Mine de rien, voyager, ça fatigue ! Et je préfère être en forme avant d’attaquer mon dernier trajet : la triplette Cambodge – Laos – Vietnam !

 

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