Archives Mensuelles: mai 2014

Surfer’s paradise ?

photo_2384883_20140514   Ca y est, je craque. C’est parti pour 48h à alterner entre bus et train pour un week end de surf intensif ! Et non, la destination n’est pas Surfers Paradise. Pour moi, les gratte-ciels, les filles habillées très court, les innombrables parcs à thèmes et les surfeurs un peu bobo sur les bords, ça n’est pas le paradis du surf. En revanche, on m’a dépeint Byron Bay comme une petite bourgade hippie-cool (à l’image du local Tommy Franklin) où l’on peut être vite pris d’une envie de s’asseoir sur la plage autour d’un feu de camp, bière ou guitare à la main. Le pied quoi !   J’ai quand même un peu déchanté à mon arrivée à l’auberge où je me fais limite agresser par un groupe de nymphos. Dont une chevauche un pouf un tantinet vulgairement… en me regardant. L’hallu ! Alors j’ai du manquer la ligne « lieu de débauche » en réservant ma chambre, parce que c’est un peu partout la même dans le reste de l’établissement. Bien que l’influence hippie soit largement perceptible, faut croire que les bobos ont gagné un peu de terrain… La tranquillité, dont j’ai grandement besoin après un aussi long trajet, ça sera dans la chambre…   On m’a dit aussi qu’à Byron, le surf était de classe mondiale. Ca par contre, j’ai pu confirmer ! Mais, bien que tout juste hors saison, la surpopulation des spots me chagrine un peu. Recommencer l’expérience de Bondi Beach, avec 2 vagues au compteur en 2h, non merci. De toute manière, je suis contacté par mon surfcamp m’annonçant que je devais prendre un bus pour me rendre à Arrawarra beach, du côté de Coffs Harbour. Durée du voyage : 3h30. Je sais pas si je dois rire ou pleurer…   Mais ça valait le coup ! Le cadre est insensé : super réserve naturelle, séries au rendez-vous, plage quasi déserte. Ici, pas de doute, je suis vraiment au paradis du surf australien. Je goûte enfin au « no worries way of life ». A deux semaines de quitter le pays des kangourous, il était temps !

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Ce n’est qu’un au revoir / This is not a final goodbye

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Ca y est, cette fois c’est sûr, je ne reviendrai plus à Mazar pendant un sacré bout de temps. Peut-être même plus jamais. Et je dois avouer que ça me fait quelque chose. A moi, un p’tit gars de la mer ! Qui l’eut cru ?! Mais en y réfléchissant, j’ai quand même vécu de sacrées aventures là bas, du côté de Broken Hill. Je garde même quelques souvenirs, bons ou mauvais, de mon passage à Tero Creek avec cet odieux connard de Brett Green…

Here we go… This time, I know I won’t come back to Mazar before a while. Maybe never again. And I have to say it makes something to me. Me ! A lad from the sea… Who would have thought ? But all things considered, I lived anyway fucking awesome adventures over there in the Broken Hill area. I even keep some memories, good and bad, of my time in Tero Creek with that heinous asshole of Green…

Les couchers de soleil. Les milliers d’étoiles la nuit. Le rouge de la terre. L’isolement. La chasse au kangourou. Les sessions de mustering, à moto, en quad ou en pick up. Un Noël (et donc un anniversaire) pas comme les autres avec des gens formidables. Un roadtrip en camion sur des « routes » pourries à travers des parcs nationaux aussi méconnus que magnifiques. Sans clim par 45 degrés, précisons le ! Le mot « smoko ». Les shearer quarters. Les trous dans les vêtements ou les écorchures à cause du barbelé. La solitude parfois. Surtout seul au milieu de nulle part pour le nouvel an… Les mouches. Pas sûr qu’elles me manquent celles-la. Un serpent retrouvé dans un tuyau. Des vols à bord d’un vieux coucou. Des scorpions. Des araignées de toutes tailles. Un patron rustre et lâche. Une tempête de sable…

The sunsets. The thousands of stars in the night. The intense red of the land. Isolation. The kangaroo hunts. The mustering sessions. A Christmas (and a birthday) like no other with wonderful people. A truck roadtrip on gravel and dust roads through national parks as beautiful as unknown. Without air cond whereas it was 45 degrees outside. The word « smoko ». The shearers quarters. Holes in the clothes because of barb. Loneliness sometimes. Especially while alone in the middle of nowhere for New Year’s Eve… Flies. I reckon I won’t miss them too much. A snake found in a pipe. Flights in an old airplane. Scorpions. Spiders of every size. A boorish and coward boss. A sandstorm…

En 4 mois, j’ai pas autant bougé que je ne me l’aurais imaginé (souhaité ?) en quittant la France. Mais punaise ! J’en ai vécu des trucs !

Je me suis fait des amis aussi. Sûrement pas autant que tous ces « Golden Boys » qui se « posent » à Surfers Paradise pour se beurrer la biscotte et se la coller 24/7 (et donnent au passage une sacrée bonne réputation aux « backpackers »). Mais je m’en fiche pas mal. J’ai vécu avec Max et Patrick une aventure extraordinaire qui n’aurait pu arriver ailleurs qu’en Australie. Et ça, ça vaut tout l’or du monde ! C’est pas tous les jours qu’on peut vivre dans une ferme d’à peu près la taille d’un département français.

In 4 months, I probably haven’t wandered around Australia as was imagining while leaving France but… Gosh ! I have seen so many things !

I have met new friends too. Not as many as those « Golden Boys » that are setting over Surfers Paradise to get brown and drunk 24/7. Those same ones that also give a fucking good reputation to « backpackers ». But I don’t care. I went through an amazing adventure with Max and Patrick that could have happened only in Australia and not anywhere else. And that is worth all the riches of the world ! It’s not very often you can live in a french department sized farm.

Mais en quittant Mazar, je laisse surtout derrière moi trois personnes. Marg, Colin et Andrew. Des gens plutôt normaux au premier abord, avec leurs qualités, leurs défauts, leurs problèmes. C’est surtout leur gentillesse et leur générosité que je retiens. Ils m’ont tellement donné… Ils sont comme une nouvelle famille pour moi. Ma famille australienne ! Ils me manquent déjà cruellement.

But first of all, on leaving Mazar, I leave three persons behind me. Marg, Colin and Andrew. People that seem pretty normal at first with their qualities, their defaults and their own problems. I will recall their generosity and their loving kindness. They gave so much to me… They are like a new family to me. My aussie family ! I miss them so much already…

Mektoub ! Tôt ou tard, il fallait que je parte. Que je parte vivre d’autres aventures qui seront, je l’espère, toutes aussi peu communes. Mais une chose est sûre. Je reviendrai. Quand ? Là réside le mystère. J’observerai les signes…

Mektoub ! Sooner or later, I had to leave. I had to leave for other adventures that I hope all of them will be equally unusual. But one thing is certain. I will come back. The thing is to know when. I’ll look for the signs for that.

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